C'était un soir comme les autres... Oui comme les autres. Un de ces soirs où il pleuvait sans relâche, où l'on se croyait en pleine nuit alors qu'il était dix-huit heures. Les flaques de boues rendaient la route trop glissante pour les voitures qui ne sortaient qu'avec leurs conducteurs assez inconscients pour s'aventurer sur le bitume. La jeune femme se promenait tranquillement, morose, sous son parapluie. Les pensées tournées vers le lendemain, qu'elle pensait tout aussi lugubre, elle ne vit d'abord pas un véhicule fiché dans la barrière d'une école. Elle se cogna violemment le pied dedans en poussant un cri de douleur et quelques jurons.
"- Saleté de bagnole !"
Ayant repris ses esprits à la suite du léger choc, elle s'aperçut de l'accident. Il n'y avait aucune trace de l'automobiliste, juste d'une grande trace de sang. Passant sa route, elle fit quelques pas. Ce fut alors qu'elle entendit un gémissement étouffé. Elle se retourna vivement vers la voiture et s'en approcha. Une main dépassait du dessus du capot. Affolée, elle enleva tous les morceaux de ferraille inutiles cachant le corps de la pauvre victime. Celle-ci était un jeune homme d'une vingtaine d'années, brun. Du sang et la pluie ruisselaient sur son visage, se mêlant aussi à ses larmes de douleur. Lorsqu'il s'aperçut que quelqu'un s'était enfin aperçut de l'accident et la présence d'un blessé. Il eut un faible sourire en voyant le visage de sa sauveuse.
"- Quelqu'un est enfin venu... Pourriez-vous appeler une ambulance s'il-vous-plaît ?"
Ne sachant trop quoi dire, elle préféra se taire. Elle mit son téléphone à son oreille. On lui informa que les pompiers allaient bientôt arriver. En attendant, il fallait laisser éveiller la victime.
"- Vous devez rester éveiller jusqu'à l'arrivée de l'ambulance.
- Vous croyez que les anges ont le même visage que vous ?"
La jeune femme rougit intensément, mais se reprit. Le jeune homme commençait à partir.
"- Vous ne devez pas abandonner ! Des gens vous attendent !
- Plus personne ne m'attend. Mes parents me renie aussi sûrement que pour les fantômes. Je n'ai plus rien à quoi m'attacher. Même pas une petite amie, rien...
- Si... Maintenant vous m'avez moi. N'allez pas me croire trop entreprenante, ou bien que je me laisse aller facilement, mais voilà qui devrait vous faire changer d'avis."
Et sous son parapluie, elle embrassa un parfait inconnu qu'elle avait croisé au détour d'un accident. Les lumières rouges et blanches apparurent, mais elle ne s'en soucia pas. Une main chaude se posa sur son épaule, ce qui lui fit retourner la tête brusquement. Un ambulancier lui souriait gentiment.
"- Nous allons nous occuper de lui. Ne vous inquiétez pas, vous pourrez monter avec nous en ambulance."
Alors, les pompiers commencèrent à déblayer tout. Un camion emmena la voiture à la fourrière. Le jeune homme s'était évanoui entre temps. Il fut mis sous masque respiratoire. Dans l'ambulance, tout le monde était pressé. " Vérifiez le cardiogramme par ci", " Donnez moi quelque chose par là". Et au milieu de tout ça, la jeune femme s'inquiétait énormément. Elle avait enfin trouvé l'amour, quelqu'un qui ne l'ai pas rejeté. Alors pourquoi devait-il partir si vite ? Les larmes aux yeux, elle baissa la tête.
Délicatement, de grands yeux verts s'ouvrirent. Il avait mal, et ça sentait vraiment très mauvais. Devant, on voyait trois personnes discuter avec le docteur. Le jeune homme, entouré de blanc, se croyait au paradis. Enfin, les discutions cessèrent, et on entendit un léger:
"- Il est réveillé."
Les trois personnes s'attroupèrent autour du blessé. Il avait du mal à discerner les visages. Il cherchait quelque chose qui pourrait lui montrer la voie. Enfin, il réussit à prononcer quelques mots.
"- Papa ? ... Maman ?
- Chut, ne parle pas. Nous avons accouru aussi vite que possible dès que Mademoiselle Maève nous a téléphoné.
- Ma... ève ?"
Il essaya de rassembler ses souvenirs de l'accident. Il avait la vague impression de reconnaître le dernier visage penché vers lui. Enfin, il comprit. C'était la jeune femme qui l'avait embrassé. Les parents se retirèrent, laissant les deux jeunes gens faire plus ample connaissance. Pendant plusieurs minutes, il y eut un silence embarrassé. Puis Maève ouvrit la bouche.
"- Vous rappelez-vous de ce que je vous ai dit lorsque vous vous décidiez à partir ?
- Oui. Et vous m'avez embrassé. Sans mon consentement.
- Je... je suis désolée...
- Ça ne m'a pas déplu... Au contraire. Parce que..."
Les paroles du garçon devinrent de plus en plus inaudibles. Et la jeune femme dû se pencher pour entendre ses paroles.
"- Je vous aime..."
"- Saleté de bagnole !"
Ayant repris ses esprits à la suite du léger choc, elle s'aperçut de l'accident. Il n'y avait aucune trace de l'automobiliste, juste d'une grande trace de sang. Passant sa route, elle fit quelques pas. Ce fut alors qu'elle entendit un gémissement étouffé. Elle se retourna vivement vers la voiture et s'en approcha. Une main dépassait du dessus du capot. Affolée, elle enleva tous les morceaux de ferraille inutiles cachant le corps de la pauvre victime. Celle-ci était un jeune homme d'une vingtaine d'années, brun. Du sang et la pluie ruisselaient sur son visage, se mêlant aussi à ses larmes de douleur. Lorsqu'il s'aperçut que quelqu'un s'était enfin aperçut de l'accident et la présence d'un blessé. Il eut un faible sourire en voyant le visage de sa sauveuse.
"- Quelqu'un est enfin venu... Pourriez-vous appeler une ambulance s'il-vous-plaît ?"
Ne sachant trop quoi dire, elle préféra se taire. Elle mit son téléphone à son oreille. On lui informa que les pompiers allaient bientôt arriver. En attendant, il fallait laisser éveiller la victime.
"- Vous devez rester éveiller jusqu'à l'arrivée de l'ambulance.
- Vous croyez que les anges ont le même visage que vous ?"
La jeune femme rougit intensément, mais se reprit. Le jeune homme commençait à partir.
"- Vous ne devez pas abandonner ! Des gens vous attendent !
- Plus personne ne m'attend. Mes parents me renie aussi sûrement que pour les fantômes. Je n'ai plus rien à quoi m'attacher. Même pas une petite amie, rien...
- Si... Maintenant vous m'avez moi. N'allez pas me croire trop entreprenante, ou bien que je me laisse aller facilement, mais voilà qui devrait vous faire changer d'avis."
Et sous son parapluie, elle embrassa un parfait inconnu qu'elle avait croisé au détour d'un accident. Les lumières rouges et blanches apparurent, mais elle ne s'en soucia pas. Une main chaude se posa sur son épaule, ce qui lui fit retourner la tête brusquement. Un ambulancier lui souriait gentiment.
"- Nous allons nous occuper de lui. Ne vous inquiétez pas, vous pourrez monter avec nous en ambulance."
Alors, les pompiers commencèrent à déblayer tout. Un camion emmena la voiture à la fourrière. Le jeune homme s'était évanoui entre temps. Il fut mis sous masque respiratoire. Dans l'ambulance, tout le monde était pressé. " Vérifiez le cardiogramme par ci", " Donnez moi quelque chose par là". Et au milieu de tout ça, la jeune femme s'inquiétait énormément. Elle avait enfin trouvé l'amour, quelqu'un qui ne l'ai pas rejeté. Alors pourquoi devait-il partir si vite ? Les larmes aux yeux, elle baissa la tête.
Délicatement, de grands yeux verts s'ouvrirent. Il avait mal, et ça sentait vraiment très mauvais. Devant, on voyait trois personnes discuter avec le docteur. Le jeune homme, entouré de blanc, se croyait au paradis. Enfin, les discutions cessèrent, et on entendit un léger:
"- Il est réveillé."
Les trois personnes s'attroupèrent autour du blessé. Il avait du mal à discerner les visages. Il cherchait quelque chose qui pourrait lui montrer la voie. Enfin, il réussit à prononcer quelques mots.
"- Papa ? ... Maman ?
- Chut, ne parle pas. Nous avons accouru aussi vite que possible dès que Mademoiselle Maève nous a téléphoné.
- Ma... ève ?"
Il essaya de rassembler ses souvenirs de l'accident. Il avait la vague impression de reconnaître le dernier visage penché vers lui. Enfin, il comprit. C'était la jeune femme qui l'avait embrassé. Les parents se retirèrent, laissant les deux jeunes gens faire plus ample connaissance. Pendant plusieurs minutes, il y eut un silence embarrassé. Puis Maève ouvrit la bouche.
"- Vous rappelez-vous de ce que je vous ai dit lorsque vous vous décidiez à partir ?
- Oui. Et vous m'avez embrassé. Sans mon consentement.
- Je... je suis désolée...
- Ça ne m'a pas déplu... Au contraire. Parce que..."
Les paroles du garçon devinrent de plus en plus inaudibles. Et la jeune femme dû se pencher pour entendre ses paroles.
"- Je vous aime..."



